Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France

Etre gay : plus compliqué qu’on ne le dit !

 

Depuis que sont apparues les trithérapies, n’a-t-on pas trop tendance à banaliser la séropositivité ? Du coup les jeunes ont-ils bien conscience de ce que signifie devenir séropositif ?
 
Aujourd’hui, c’est chez les jeunes gays qu’augmente le plus la contamination du VIH. Ce n’est pas tant qu’ils n’auraient plus peur du virus, mais tous les messages de prévention de ces dernières années les auraient plutôt rassurés sur les conséquences de la maladie. « On ne meurt plus du sida », « les traitements de plus en plus efficaces », « vous serez suivis et votre charge virale sera indétectable ». Sauf que cette communication était davantage destinée aux séropositifs, non seulement pour les rassurer, mais surtout pour les convaincre de se soigner.

Est-ce que cela signifiait qu’il fallait aussi cesser de se protéger du virus ? Est-ce que cela rendait ringard et inutile le sexe à moindre risque et l’usage de la capote ? Certainement pas, mais c’est un peu comme cela que le grand public, notamment les jeunes, a interprété ces progrès médicaux. Comment expliquer sinon que tous les indicateurs (enquêtes statistiques, observation de ce qui se passe sur les sites, applis et lieux de rencontres) soulignent que les gays multiplient les pratiques à risque : sodomie sans capote, éjaculations buccales, usage de drogues, pratiques de plus en plus hards et mal maitrisées comme le fist, multi-partenariat anonyme…

Il est donc temps de rappeler ce que signifie être séropositif : porter le virus, craindre de contaminer les autres, garder le secret, risquer d’être rejeté, être contraint à un suivi médical constant, être inquiet pour sa santé au moindre rhume, et devoir chaque jour avaler cette fameuse trithérapie dont on ne connait pas les possibles effets secondaires à long terme.

Venez par exemple discuter le mercredi 13 mai prochain avec le Professeur Jacques Leibowitch (voir p.7), un des médecins pionniers de la lutte contre le sida en France, inventeur de la trithérapie. Il vous expliquera pourquoi il s’est engagé dans une recherche qui vise à diminuer les doses de médicaments données aux séropositifs, pour alléger les effets secondaires et améliorer leur confort de vie. Car c’est cela la réalité de la séropositivité aujourd’hui : vivre au quotidien avec ce satané virus qui ne vous lâche pas !

Hervé Latapie



Faire un don au Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France Adhérer au Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France


© Centre LGBT Paris-ÎdF | Page des Volontaires | Page du CA | Réservation de salles | Plan du site | Contacter le webmaster | Site réalisé avec SPIP 3.2.1