Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France

Avril 94, bienvenue chez vous !

 

Le 1er avril 1994, les homos parisiens, filles comme garçons, vivent un événement important qui va fédérer et structurer la vie communautaire dans la capitale. Le Centre Gai et Lesbien (CGL) ouvre enfin véritablement ses portes au grand public, dans un grand local de 145 m², au 3 rue Keller, dans le 11ème arrondissement. Un endroit pour les gais et les lesbiennes, où ils pourront se rencontrer, échanger, trouver des réponses à mille questions, se poser. Un endroit ouvert sur la rue (ancienne galerie d’art, il dispose d’une grande vitrine, face à une école primaire), accessible tous les jours, animé par des « volontaires » impliqués qui ne compteront pas leurs heures.

Jusqu’alors, l’association, née un an plus tôt pour prendre la suite de la Maison des Homosexualités, était confinée dans un petit appartement de la rue Michel Le Comte, local certes « historique » (il avait déjà abrité les premiers pas de l’association AIDES), mais pas vraiment conçu pour accueillir le public. Le nouveau Bureau élu en février 1994, présidé par Philippe Labbey, s’était fixé comme priorité d’offrir enfin un vaste espace communautaire, comme on pouvait déjà en trouver à New York, Amsterdam, Londres ou Berlin…

Une fois le bail signé (Pierre Bergé se porte caution personnelle), la petite équipe de bénévoles se met à l’action, avec les moyens du bord, pour ouvrir le local au plus vite. Il s’agit de recevoir les homos des deux sexes, de tous âges, et de toutes sensibilités. Les permanences d’accueil physique sont doublées d’écoutes téléphoniques et d’un service de réponse aux courriers, afin de répondre à des demandes de conseil ou d’orientation depuis partout en France, et souvent même à l’étranger. Des ouvrages et documents relatifs à l’histoire et la culture homosexuelle sont aussi mis à disposition des usagers, ainsi que toutes informations sur les activités communautaires et associatives. Tout cela autour d’une cafeteria et d’un vaste espace pour les expositions, mettant l’accent sur la convivialité et l’envie de se retrouver. Surtout, l’ouverture des nouveaux locaux permet de développer des actions en direction des séropositifs et malades du sida. Des groupes de parole sont mis en place, autour de la séropositivité, de la séronégativité et du deuil. Tous les dimanches, le Café Positif accueille les populations victimes du VIH et leurs proches. Du matériel de prévention et d’information est accessible. Surtout, par son existence même, le CGL affirme que la socialisation de l’homosexualité permet de lutter contre l’homophobie et la marginalisation et procède donc de la lutte contre l’épidémie.

Très vite, le Centre va s’imposer comme l’un des premiers acteurs de la communauté. Il offre une adresse postale et des espaces de réunion à ses 57 associations et entreprises membres. Au-delà des militants, il va surtout fédérer les homosexuel-le-s lambda auxquel-le-s il proposera toujours plus de services et d’activités : le VDF, la Fête de la Saint-Sébastien, des débats et soirées diverses tout au long de l’année. Et ça dure depuis plus de 20 ans…

Thomas Dupuy



Faire un don au Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France Adhérer au Centre LGBT Paris-ÎdF, le Centre Lesbien, Gai, Bi et Trans de Paris et Île-de-France


© Centre LGBT Paris-ÎdF | Page des Volontaires | Page du CA | Réservation de salles | Plan du site | Contacter le webmaster | Site réalisé avec SPIP 3.1.8